Patrimoine

El Kantara et son oasis

El Kantara (wilaya de Biskra) : autrefois Calceus Herculis, comme le raconte la
légende, ce défilé étroit a été ouvert par un coup de pied d’Hercule. La
toponymie d’El Kantara vient du mot arabe Pont.. El Kantara doit son nom au
pont romain situé dans les gorges.
Majestueuse, idyllique, pittoresque, impressionnante, par sa splendeur, sa
beauté féerique, et les superlatifs ne manquent pas pour décrire et raconter ce
paradis sur terre. Les yeux, le corps tout entier est ému devant cette majesté
de la nature. C’est le ravissement total…
Lors du son passage en 1853, Eugène Fromentin a écrit :
« El Kantara le pont garde le défilé et pour ainsi dire l’unique porte par où l’on
puisse, du Tell, pénétrer dans le Sahara. Ce passage est une déchirure étroite,
qu’on dirait faite de main d’homme, dans une énorme muraille de rochers de
trois ou quatre cents pieds d’élévation. Le pont, de construction romaine, est
jeté en travers de la coupure. Le pont franchi, et après avoir fait cent pas dans
le défilé, vous tombez, par une pente rapide, sur un charmant village, arrosé
par un profond cours d’eau et perdu dans une forêt de plusieurs milliers de
palmiers. Vous êtes dans le Sahara. Au-delà s’élève une double rangée de
collines dorées, derniers mouvements du sol, qui, douze lieues plus loin, vont
expirer dans la plaine immense et plate du petit désert d’Angad, premier essai
du grand désert. Grâce à cette situation particulière, El-Kantara, qui est, sur
cette ligne, le premier des villages sahariens, se trouve avoir ce rare privilège
d’être un peu protégé par sa forêt contre les vents du désert, et de l’être tout à
fait contre ceux du nord par le haut rempart de rochers auquel il est adossé. »
En 1897, André Gide, écrit :
« À El Kantara, où je m’attarderais deux jours, le printemps naissait sous les
palmes, les abricotiers étaient en fleurs, bourdonnant d’abeilles ; les eaux
abreuvaient les champs d’orge ; et rien ne se pouvait imaginer de plus clair que
ces floraisons blanches abritées par les hauts palmiers, dans leur ombre
abritant, ombrageant à leur tour les céréales. Nous passâmes dans cet éden
deux jours paradisiaques, dont le souvenir n’a rien que de souriant et de pur. »
Algérie pays du soleil et de beauté

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