Patrimoine

Nina Bouraoui, Une écriture flamboyante…

Un style éblouissant…. Parsemé de doutes et de certitudes… Un roman
inoubliable qui est passé au travers de la critique…parce que le récit est en
confrontation perpétuelle avec la doxa germano pratine… Rien que son
évocation réveille en moi des sensations nécessairement fortes… ayant
traversé les mêmes sentiers que l’auteur que je suis à la trace depuis le Nord
Constantinois des origines à la clinique Ste Anne… sens oublier le Chenoua et la
Pointe du Grouin… Ça devrait intéresser Jean-Marie Billard
Texte repris du mur california de Ania Mezaguer
Ecrivaine : Nina Bouraoui
Titre : Garçon manqué
Je vous reviens avec ce petit coup de cœur inoubliable « Garçon manqué » de
Nina Bouraoui.
À travers une écriture à la fois sensible et d’une remarquable intensité, l’autrice
explore les fractures de l’identité, le poids des origines et la quête de soi. Entre
l’Algérie et la France, entre féminin et masculin, entre enfance et mémoire, elle
livre un récit profondément psychologique qui interroge l’appartenance et la
liberté d’être.
Au fil des pages, j’ai eu l’impression de parcourir avec elle les littoraux
algériens, de Cherchell à Chénoua, de Tipaza à Zéralda, jusqu’à Alger-Plage,
mais aussi les côtes bretonnes de son enfance, de Saint-Malo au Minihic. J’ai
partagé sa nostalgie, ses souvenirs familiaux, ses déchirements intérieurs et
son questionnement permanent autour de son identité.
Ce qui m’a particulièrement séduite, c’est cette écriture qui s’affirme sans
détour, avance à toute vitesse et emporte le lecteur dans un souffle continu.
Un roman puissant, vibrant et profondément humain qui restera longtemps
dans ma mémoire.
Extrait de son roman :
Je ne sais pas si je suis chez moi, ici, en France. Je ne le saurai jamais d’ailleurs.
Ni à Rennes, ni à Saint-Malo, ni à Paris. Je ne sais pas si je suis chez moi en
Algérie. Je ne le vérifierai jamais. Ce sentiment. Cette évidence. Je me suis
toujours sentie clandestine au contrôle des passeports. Pas en règle.
M’attendant toujours à être expulsée du rang des passagers, tenue par deux
policiers, encadrée, puis conduite dans une petite pièce. Qui êtes-vous ? D’où
venez-vous ? Où allez-vous ? J’ai toujours eu l’impression d’avoir un secret.
D’avoir une double vie. D’abriter quelqu’un d’autre que moi. Que ma partie

visible. De changer de visage. Selon le pays. Selon le policier. Selon les gens que
je rencontre.
Aziz Mouats

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *