Musique

L’inoubliable Mustapha Skandrani…

Il meurt le 18 octobre 2005, à son domicile, à l’âge de 85 ans, laissant derrière
lui un parcours prolifique et de merveilleuses compositions.
Il était l’un des virtuoses les plus célèbres de l’histoire de la musique
algérienne. Mustapha Skandrani est né en 1920 à la Casbah d’Alger au sein
d’une famille algéroise passionnée de musique et de football.
Il commence très jeune sa carrière musicale au sein de l’école «Nadi Et-Taraqi».
Sous la direction des grands Abderrezak Fakhardji et Mohamed Ben Teffahi, il
fait preuve d’une grande virtuosité à la guitare, la mandoline avant de signer un
engagement à vie avec son instrument de prédilection, à partir de 1938, le
piano. Dans la Casbah d’Alger des années 1940, carrefour d’art et de créativité,
il perfectionne ses compétences en compagnie de grands artistes, à l’exemple
d’El Hadj M’rizek et Ahmed Sebti.
Pianiste et occasionnellement interprète, il s’est fait un nom en lettres d’or
pour ses compositions, dépassant les 300, de plusieurs qçayed et
chansonnettes mythiques à l’exemple de «Youm El Djemaâ kharjo r’yam», «El
Herraz», «Kifach hilti ya nassi», «Kahwa we latay» qui ont été magistralement
et historiquement interprétées par Hadj M’hamed El Anka, Amar Ezzahi, El
Hachemi Guerouabi pour ne citer que ces trois icônes de la culture algérienne.
Il a été également chef d’orchestre de ces trois monuments du chaâbi durant
plusieurs décennies, marquant ainsi plusieurs générations d’algériens
mélomanes de cette musique savante et fut également chef d’orchestre de
Reinette l’oranaise, célèbre chanteuse. La scène artistique se rappellera de cet
homme discret qui a accompagné les grands maîtres de la chanson algérienne.
Paix à son âme.
A.HAMMOUCHE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *