28es Journées théâtrales de Koléa
Hommage à Slimane Benaïssa
À Koléa, jeudi dernier, en début de soirée, le théâtre s’est arrêté un instant pour saluer l’un de ses plus fidèles serviteurs.
En effet, le mouvement théâtral de Koléa a rendu un vibrant hommage au dramaturge Slimane Benaïssa lors de la 28? édition de ses Journées théâtrales. Un geste fort et symbolique, à la hauteur d’un homme qui a consacré toute sa vie au service du 4 art.
Né en 1943 à Guelma, Slimane Benaïssa reste l’une des figures incontournables de la scène théâtrale algérienne, nord africaine et internationale. Son parcours atypique impressionne : diplômé en électronique, il a choisi de « trahir » son destin d’ingénieur pour suivre la voie exigeante et passionnée du théâtre.
Cette décision, à la fois audacieuse et irréversible, a façonné une œuvre marquée par la profondeur, l’engagement et une quête permanente de vérité.
La cérémonie s’est ouverte sur des extraits de ses pièces, projetées à la grande scène de la Maison de culture de Koléa à l’instar de Boualem Zid El Goudam, Babor Gherek, Anta Khoya wana Chekoun, entre autres « Honorer Slimane Benaïssa, c’est honorer la mémoire et la conscience collectives.
C’est rendre hommage à un parcours atypique de la scène théâtrale nationale. Il nous a marqués à jamais par ses pièces.
Les jeunes d’aujourd’hui doivent s’inspirer de Slimane Benaïssa pour redorer le blason de notre théâtre », a déclaré Youcef Taouint le président de l’association du mouvement théâtral de Koléa.
Auteur, metteur en scène, comédien et penseur, Benaïssa a exploré à travers ses pièces les thématiques de l’identité, de la mémoire, de la liberté et du vivre-ensemble.
Sa plume, à la fois poétique et incisive, a porté haut les questionnements de la société algérienne et de la condition humaine.
À Koléa, cet hommage s’est voulu à la fois une reconnaissance et une transmission. Les organisateurs ont rappelé que rendre honneur à Slimane Benaïssa, c’est aussi rappeler aux nouvelles générations que le théâtre n’est pas un simple divertissement, mais un espace de réflexion, de résistance et de partage.
En inscrivant son nom au cœur de cette 28e édition, le mouvement théâtral de Koléa a souligné que l’héritage de Slimane Benaïssa continue de vivre, d’inspirer et de guider ceux qui croient en la force intemporelle de la scène.
