Art Plastiques

Un monde 28 regards

Galerie Solilesse Hall à Oran : Un monde et une profusion de regards pour une exposition collective

 17/09/2025 mis à jour: 23:31

 Djamel Benachour

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Quitte à privilégier le collectif, autant faire dans la démesure. C’est l’idée de Shehrazed Graia, gérante de la galerie Solilesse Hall, qui a rassemblé 28 artistes le temps d’une exposition qu’on peut toujours visiter au 7, rue de la paix à Oran. Une immersion au sens propre car le lieu est situé en sous-sol  pour découvrir un univers pictural tentaculaire mais riche dans sa variété.

Parmi les artistes participants, certains sont plus connus que d’autres pour ne citer que Othmane Mersali  et Said Debladji ou alors les Taleb (Abdelhak et Mahmoud), Abdelouahab Kafenemer et Slimane Cherif.  Au milieu de ce beau monde majoritairement masculin et issu de plusieurs régions du pays allant de Maghnia (Tlemcen) à Ain Beida (Oum El Bouaghi) en passant par Tizi Ouzou, on note néanmoins la participation de dix femmes et la remarque n’est que statistique car le talent artistique ne s’encombre pas des préoccupations liées au genre. Parmi les participantes, Klilich Oumelkhir, Amina El Atrach ou les Bencheriet (Adra et Hanifa) n’ont rien à envier à leurs homologues masculins.

Dans l’expo, la région Ouest est évidemment sureprésentée pour des raisons pratiques liées à la commodité du transport. Certains sont passés par les écoles des beaux-arts mais d’autres non et la différence se remarque parfois même si certains autodidactes sortent réellement du lot.  C’est une profusion de styles et  d’idées qui est proposée avec un large éventail de choix entre natures mortes, portraits, paysages urbains, scènes de vie, constructions géométriques, étalages d’œuvres semi-figuratives ou abstraites et c’est tout l’univers des beaux arts qui est représenté.

Ce n’est sans doute pas un hasard si  «Un monde, 28 regards» est donc l’intitulé de l’exposition. «Justement mon idée a été de faire rencontrer un maximum d’artistes car au-delà des œuvres ce sont les échanges directs que je veux privilégier», indique Shehrazed Graia, elle-même artiste et donnant pour preuve les discussions riches en contenu qu’il y a eu le jour du vernissage entre les  participants, ceux qui ont pu effectuer le déplacement. Pour ceux qui ont encore du chemin à faire, côtoyer des noms dont la réputation est déjà bien assise représente une grande chance, une motivation à aller de l’avant est c’est en partie le but recherché.

Djamel Benachour, In El Watan «C’est aussi une manière de faire revivre des talents qui ont un peu disparu de la scène en leur donnant cette chance d’exposer à nouveau mais c’est aussi une occasion de promouvoir de nouveaux noms, des découvertes faites parfois au grès du hasard et qui méritent qu’on s’y intéresse», ajoute-t-elle. Connue dans le milieu artistique car ayant déjà à son actif plusieurs initiatives dans le domaine, elle a toujours œuvré pour mettre en valeur les artistes et c’est sans  doute pour cela que même des peintres et pas des moindres qui ne font pas partie de cette exposition ont répondu présents à l’invitation et ce qui est remarquable c’est que c’est récurrent.  Solilesse Hall est aussi, de manière générale, un espace de dialogue culturel pour avoir déjà organisé des rencontres autour de thématiques diverses.

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