Feuilletons et sitcom pour le ramadan
Pour le Ramadan 2026, les chaînes algériennes (EPTV, Samira TV, Echourouk
TV) misent sur une programmation riche avec des feuilletons dramatiques et
des comédies sociales. Les incontournables incluent la nouvelle série historique
Fatma (Djaffar Gacem), la saison 2 de El Firaq et El Barrani, ainsi que El Kiyya.
Voici les détails des feuilletons phares attendus en Algérie pour ce Ramadan
2026 :
Samira TV : Propose El Kiyya avec Oussama Kobi, et la série historique Fatma
réalisée par Djaffar Gacem (connu pour Achour El Acher).
EPTV (Chaîne nationale) : Diffuse la saison 2 de la sitcom humoristique El Firaq
et le feuilleton dramatique Elfour (ou la séparation).
Echourouk TV : Présente la deuxième saison de la série à succès El Barrani.
El Hayat TV : Diffuse le programme El Mouhajir.
Autres productions : El Khizana (avec Mina Lachter et DZJoker), la comédie
sociale Degourdi (Merouane Guerouabi), et Beit El Aila.
Les feuilletons sont généralement diffusés juste après la rupture du jeûne
(Ftour) et sont très suivis sur les chaînes nationales ainsi que sur YouTube.
Le petit écran voit grand pour sa programmation de feuilletons durant le mois
sacré. La production télévisuelle est placée sous le signe de la diversité. Chaque
chaîne aspire à drainer l’essentiel de l’audience avec des programmes forts et
fédérateurs. En attendant le début de la diffusion, on vous fait le topo des
séries phares de ce Ramadhan 2025.
La promotion des feuilletons a commencé tôt cette année, ce qui révèle la
concurrence rude entre les chaînes. Le genre «drama» a la part belle de la
production. A l’affiche des différents feuilletons, des acteurs connus et
appréciés par les téléspectateurs, à l’instar d’Abdelkader Djeriou, Souhila
Mallem, Khaled Benaissa, Aïda Guechoud, Nabil Asli et bien d’autres.
Les téléspectateurs ont d’ores et déjà exprimé leur préférence. Si les sujets de
société ont largement inspiré les réalisateurs, cette thématique passionne
toujours les téléspectateurs et en tête de liste, on retrouve «Bnat El
Mahroussa».
«Bnat El Mahroussa» : Manipulation et vengeance
Abdelkader Djeriou semble décrocher complètement avec le rôle du brave
garçon imprégné de grandes valeurs humaines qu’il a campées dans le
feuilleton à succès «Al-Rihan». Des similitudes ont néanmoins été observées
puisque Djeroui dans ce nouveau rôle est pétri par le désir de vengeance due à
une injustice.
Il donne la réplique dans ce nouveau feuilleton à Souhial Mallem, Mouni
Boualem et Lidia Chabouat, respectivement dans les rôles de Lin, Saadia et
Chana. Ces trois jeunes femmes issues de milieux différents menaient une vie
tranquille dans le quartier Al-Mahrousa, jusqu’à l’arrivée de Hassan. Ce dernier
va les manipuler et jouer avec leurs sentiments pour assouvir son désir de
vengeance.
Dans un live sur Instagram, le réalisateur a répondu aux critiques disant que le
film s’inspire du feuilleton égyptien «Naamat lafoukatou» qui raconte l’histoire
d’une avocate qui découvre la tromperie de son mari et décide de se venger.
Kobbi est catégorique : il n’y a pas de similitude. Ajoutant qu’il considère ces
«critiques» comme une «publicité gratuite».
Le casting compte également les acteurs Mohamed Khassani, Aziz Boukrouni,
Akhram Djeghim, Mohamed Frimehdi. La série sera diffusée sur la chaîne
«Echourouk TV».
«Al Firak»
L’ENTV table sur «Al-Firak» (La Séparation) ou «Al-Infisal» (La Rupture), signé
Youssef Mahsas. Le réalisateur porte à l’écran les conflits d’un couple sur
l’avenir de leur fille de 14 ans. L’épouse demande le divorce car elle souhaite
quitter le pays pour offrir à sa fille un avenir meilleur. Tandis que le père s’y
oppose car il doit s’occuper de son père atteint de la maladie d’Alzheimer.
Parmi les acteurs, on retrouve Haïfa Rahim, Khaled Ben Aïssa, Adila
Bendimerad, Zahra Harkat et Manal Gherbi. Le tournage s’est déroulé dans
plusieurs régions d’Algérie. Les premières scènes ont été tournées dans la
wilaya de Tipasa, plus précisément dans la ville côtière de Fouka.
Nadjib Oulebsir nous propose «Al Ard»
Réalisée par Nadjib Oulebsir, produite par Amer Behloul et écrite par Rabah
Slimani, «Al Ard» est déjà désignée comme la série qui va rafler les audiences.
Cependant, peu d’informations ont circulé autour de l’histoire. Selon quelques
confidences des acteurs, la série traite du thème de l’héritage et de tout le
conflit inhérent à cette problématique sociale.
Le casting réunit de grands noms de la scène artistique, à leur tête Sid Ahmed
Aggoumi. Le téléspectateur retrouve également Hassan Kechach, Mustapha
Laaribi et Imen Nouel.
Oulebsir a aussi réalisé «El Maoussem», une histoire captivante et palpitante.
Des membres d’une famille et leurs amis décident d’organiser un mariage dans
une région isolée, sans savoir qu’elle est tristement célèbre pour la propagation
des crimes. Du jour au lendemain, ils se retrouvent sur la liste des victimes.
«Al Rbaâ» remplace «El Batha»
Après ce tour d’horizon dans l’univers chargé d’émotion du genre «drama», il
est temps de voir ce qui se prépare du côté de la comédie. Pour commencer, le
public retrouvera quelques acteurs d’«El Batha» dans le sitcom «Al-Rabaâ»,
notamment Nabil Asli, Nassim Hadouch et Ouadjaout Rabi’e.
Quant à Yasmine Abdelmoumen, elle revient dans deux comédies, «Safia» avec
Kamel Abdat et «Wach Kayen Bin Leknayen» avec Aïda Abebssa.
Après deux ans d’absence, la série comique «Timoucha» fait son grand retour
Sur Samira TV. Scénarisée par Sara Bertima et réalisée par Yahia Mouzaham,
cette nouvelle saison de «Timoucha» réunit à nouveau Mina Lechter et Khaled
Benaissa, Numidia Lazoul, etc.
Les personnages déjantés et attachants reprendront leur poste dans leur boîte
de communication. Des invités comme Kamal Abdat et Zahra Harkat seront de
la partie.
Alliant drame et comédie, «Eli Fat Mat», produite par Karim Moussaoui, et
diffusée sur One TV, suit le parcours d’une femme d’affaires incarnée par Samia
Meziane, confrontée à des défis tant personnels que professionnels. Avec un
ton léger et des scènes profondes, la série a de grandes chances de séduire le
public qui, cette
année, a beaucoup de choix.
Messaoud Hadjira introduit le dialecte chaoui
C’est une première dans la production algérienne. La série «Mounâarjat El
Hayat» est entièrement jouée en dialecte chaoui. Ecrite par Massoud Hadjira et
réalisée par Mehdi Abdelhak, la série raconte des événements sociaux se
déroulant dans un village isolé.
Le protagoniste Souleymane est recueilli par une famille adoptive dès son
enfance, qui lui inculque de nobles valeurs. Cependant, après avoir obtenu son
diplôme universitaire, il entreprend des recherches pour retrouver ses parents
biologiques. Commence alors son combat acharné pour découvrir la vérité,
affirmer son identité, se réaliser et réussir.
Le tournage s’est déroulé dans un certain nombre de régions montagneuses
des Aurès, notamment les villes de Batna et Oued El Ma. La série mettra en
lumière les traditions et coutumes de la région et fera découvrir son
patrimoine.
Enfin, la seule série qui revient pour une nouvelle saison est «Ahwa ennas».
Aziz Boukerouni, Sara Lalam et Haïfa Rahim reviennent dans cette comédie
sociale, produite par Reda City 16, et qui aborde les défis quotidiens des
Algériens avec humour et sensibilité.
L’ARAV aux aguets
Amar Ben Jeddah, président de l’Autorité nationale indépendante de régulation
de l’audiovisuel, a déclaré au mois de janvier que l’ARAV «se prépare à
appliquer un contrôle strict sur les programmes du Ramadhan 2025».
Ce responsable a cité les longues pauses publicitaires, pouvant atteindre 45
minutes, qui ont entraîné des abus lors du Ramadhan précédent. «Il n’y aura
aucune tolérance envers ces infractions et des mesures de contrôle strictes
seront mises en œuvre pour éviter leur répétition». Ajoutant que les limites
légales sont définies par le document officiel qui régit les relations entre les
chaînes privées et l’Autorité.
Amar Ben Jeddah a souligné que toute infraction entraînera l’application des
mesures légales nécessaires pour protéger les intérêts des consommateurs et
des producteurs.
PAR LATIFA ABADA, In Algérie Aujourd’hui
