Drama

Hanaa Mansour accuse Kamel Daoud

Une actrice algérienne dénonce Kamel Daoud et le journal Le Point pour avoir
associé son image, sans son consentement, à une chronique publiée le 30
septembre.

La chronique est intitulée « Monologue imaginaire d’une Franco-algérienne ». Le
journaliste-écrivain se met dans la peau d’une française d’origine algérienne
qui raconte les déchirures de sa double nationalité et de sa double culture.

Hanaa Mansour : « Je dénonce l’utilisation de mon image » par Kamel Daoud
L’article est illustré sur les réseaux sociaux par une photo de l’actrice algérienne
Hanaa Mansour qui, à l’évidence, n’a rien à voir avec la thématique abordée.

« Je dénonce l’utilisation de mon image, sans mon autorisation, dans le cadre
d’un article publié par un média français portant sur l’Algérie », a écrit l’actrice
dans un communiqué.

Précisant qu’elle n’a été « ni sollicitée ni consultée« pour l’utilisation de sa
photographie, Hanaa a indiqué qu’elle refuse que son image soit associée, »de
quelque manière que ce soit, au contenu ou à la ligne éditoriale de cet article ».

« L’utilisation de mon image dans un contexte que je n’ai pas choisi et auquel je
n’ai donné aucun accord constitue, à mes yeux, une atteinte à mon droit à
l’image et à mon droit de contrôler l’utilisation de celle-ci », a-t-elle écrit.

Tout en demandant « le retrait immédiat« de la photographie de l’article et de
tout support lié à sa publication, l’actrice algérienne dit se réserver le droit
d’engager »toute démarche et action judiciaire » qu’elle jugerait nécessaire afin
de faire respecter ses droits.

« Je n’ai rien à voir ni avec l’article ni avec l’écrivain »

Elle a en outre fait une vidéo qu’elle a demandé à ses fans de partager sur les
réseaux sociaux, assurant qu’elle n’a rien avoir ni avec l’article ni avec son
auteur.

Hanaa Mansour, 26 ans, est née et a grandi à Alger. Influenceuse sur les
réseaux sociaux sous le pseudonyme de Rexleur, mannequin, est aussi actrice
ayant apparu dans de nombreuses œuvres télévisuelles et
cinématographiques, notamment la série « Dama« diffusée par la Télévision
algérienne en 2023 et le film »Première Ligne » de Merzak Allouache (2024).

Kamel Daoud est confronté depuis 2024 à des accusations de violation de la vie
privée d’une victime algérienne du terrorisme. Saada Arbane a reconnu son
histoire personnelle à travers le personnage Aube du roman « Houris » qui a valu
à Daoud le prix Goncourt 2024.

L’écrivain a été condamné par le tribunal d’Oran à 3 ans de prison ferme en
avril dernier pour avoir repris l’histoire personnelle de Mme Arbane sans son
consentement.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *