Musique

MHAMED BENZERGA, le rossignol de l’Oranie

Le Rossignol de la chanson Oranaise… Qui n’a pas fredonner dans les
années 50,60 et même 70, une de ses belles chansons ! Je m’adresse bien-sûr
aux anciens Oranais et Oranaises. De la pure et belle chanson Oranaise, que
l’on pouvait écouter en famille sans que ça ne gêne personne. »Khadem
nebghik, mahlek ya bent bladi, khayef rouhi lanwalef, nebghik nebghik, hkit
amri lehbabi, aâlech bik ya nakara, Fátima ghzali et nsa lhem yensak….
Pour les nouvelles générations, MHAMED BENZERGA est né le 6 janvier
1936 à Messerghin, il était très apprécié par la population Oranaise pour son
art, et aussi pour sa simplicité, sa gentillesse et son humilité. Il avait
révolutionné la chanson Oranaise. Il était en parfaite connexion avec les
amoureux de la chanson Oranaise, notamment la jeunesse.
 » Mahlaha ki tetlahef woutakhraj medar « 
Sa grande école de formation va être le « bureau», ce petit local d’écrivain
public à la rue Hadj Salah à M’dina J’dida. Mohamed Benzerga écrira dans ce
bureau une grande partie de ses chansons, tambourinant sur le bureau pour
trouver la mesure et le rythme. Toujours accompagné par Benaceur Baghdadi,
qui fera lui aussi une carrière fulgurante sous le nom de «Ahmed Saber ». Ils
étaient des amis inséparables, jusqu’au jour où la mort les a séparé
définitivement.
La vie continue vaille que vaille, et après des radios-crochets, et l’animation
des mariages, il enregistrera en 1957 son premier 78 tours « Bellah ya Salma » à
Marseille, aux éditions Tam Tam. De 1957 à 1959, Mhamed Benzerga va
enregistrer huit chansons qui connaîtront un très large succès, dont il a écrit les
paroles et qui donneront un nouveau style, un nouveau genre musical Oranais.
Cet amoureux fou de la vie qui aimait roulait en Lambretta, ce poète de
l’amour, de l’amitié et des copains, mourra foudroyé en pleine jeunesse, dans
un stupide accident de la circulation en plein cœur d’Alger où il effectuait un
séjour. Mhamed Benzerga nous a aussi quitté à la fleur de l’âge, comme Hadjira
Bali et Ahmed Saber, le 8 août 1959, il avait tout juste 23 ans. C’était son heure,
maktoub allah,ina lilahi wa’ina ilaihi raji3oun. Il repose en paix dans le cimetière
d’El-Alia d’Alger.
Hadefi Miloud

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