Histoire

Fernand Iveton, l’Algérie sera libre demain

Né le 12 juin 1926 dans le quartier populaire du Clos-Salembier (actuelle El
Madania) à Alger, Fernand Iveton grandit au sein d’une famille modeste.
Tourneur à l’usine à gaz d’Alger, il choisit de consacrer sa vie à la lutte pour
l’indépendance. Son engagement militant le conduit d’abord à intégrer les
Combattants de la libération (CDL), branche armée du Parti communiste
algérien (PCA). Il y côtoie des figures engagées comme Abdelkader Guerroudj,
Georges Acampora, Félix Colozzi… Par la suite, à la faveur de l’accord conclu
entre le FLN et le PCA (Front de libération nationale et le Parti communiste
algérien) le 1er juillet 1956, il rejoint le FLN, accompagné de plusieurs de ses
compagnons de lutte.
​Arrêté en novembre 1956, Fernand Iveton subit d’inhumaines séances de tor
ture au commissariat central d’Alger. Couvert par les pouvoirs spéciaux, le
tribunal militaire d’Alger le condamne à la peine capitale.
​Le 11 février 1957, il est exécuté par guillotine dans l’enceinte de la prison
Barberousse (Serkadji), aux côtés de deux autres patriotes algériens :
Mohamed Lakhnèche et Mohamed Ouenouri. Son avocat, Maître Albert
Smadja, témoin direct de cette exécution préméditée, a immortalisé ses
derniers mots :
« Dans la vie d’un homme, la mienne compte peu, ce qui compte, c’est
l’Algérie, son avenir et l’Algérie sera libre demain. »
​Pour avoir accompli son devoir de défense, l’avocat sera lui-même arrêté deux
jours plus tard et interné durant dix-huit mois au camp de Lodi, à Médéa.
Algérie pays du soleil et de beauté
​
​Aujourd’hui, sa mémoire est perpétuée à travers des rues baptisées en son
nom : l’une dans son quartier natal d’El Madania (Clos-Salembier), et une autre
à Oran.

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