Notre Aphrodite de Guelma, loin de chez elle.
Saviez-vous qu’au Louvre, à Paris, il y a un bout de Guelma ? C’est une tête en
marbre qu’on appelle Aphrodite, faite chez nous à Guelma, vers le 2e siècle
après Jésus-Christ.
Elle mesure environ 25 cm. Son visage est marqué par le temps mais on voit
encore ses cheveux avec un bandeau, un diadème et un chignon. Le Louvre
confirme qu’elle vient bien de Calama, notre Guelma, où elle a été faite et
trouvée. C’est Alphonse Delamare qui l’a rapportée et elle est arrivée au musée
en 1845. Delamare l’avait déjà montrée au public en 1850.
Aujourd’hui, elle est loin de la terre où on l’a faite. Derrière ce morceau de
marbre, il y a un bout de l’histoire de notre ville. Une histoire qui a passé
presque deux mille ans sous notre ciel de Calama et qui est maintenant à Paris.
On pourrait lui dire tout bas : Tu es loin de chez toi mais tu viens de Guelma.
Alors, chère Madame la France, soyez gentille : rendez-nous notre Aphrodite !
Elle a assez pris la poussière dans les vitrines parisiennes, elle mérite de revoir
le soleil de Guelma.
Partagez si vous êtes d’accord pour qu’elle revienne à Guelma.
La notice officielle du Louvre confirme l’origine Calama/Guelma, la datation, le
marbre, l’acquisition en 1845 et la référence à la planche 181 de Delamare.
La fiche technique : Statue
150 / 200 (2e moitié IIe s. ap. J.-C. [?])
Lieu de création : Calama = Guelma
Lieu de découverte : Guelma = Calama
LP 3104 ; Ma 1767
Département des Antiquités grecques, étrusques et romaine
Malek Benloucif
